jeudi 1 décembre 2016

La barque silencieuse



« Le corps humain dans le noir est comme une barque qui se désamarre, quitte la terre, dérive. »

« Naufragés sont les hommes, venus d'un autre monde, ayant déjà vécu, abordant une rive. »

« Nous ne portons plus beaucoup d'ombre nous aussi quand le soir tombe.»

Phrases extraites de La barque silencieuse de Pascal Quignard, Éditions du Seuil, 2009, p 16, 18  et 214.

lundi 28 novembre 2016

la solitude en beauté



« Contemplons la beauté, oublions tout le reste,
Vaguons, toujours heureux d'être si peu de chose. »

Pan Yue (247-300)
exécuté par le pouvoir impérial de l'époque.

jeudi 13 octobre 2016

Terre d'écriture



Travailler le sol 

comme on travaille un roman

défricher 

passer et repasser

creuser le sillon

laisser retomber la poussière.

dimanche 18 septembre 2016

Patrimoine

Journées européennes du patrimoine
16 & 17 septembre 2016

Journées du Patrimoine 2016
Deux lieux de mémoire en un seul :
l'ancien couvent des Minimes
les Archives du département.
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mardi 6 septembre 2016

Petite esquisse pour l'histoire d'une place : le Martroi


     Le Martroi - ou Martray - du latin martyretum, lieu de supplice.

     Le Vieux Martroi ou Martroi Saint-Sulpice, du nom d'un ancienne église aujourd'hui disparue, servait de cimetière( d'origine gallo-romaine) attenant. Situé en dehors de la première enceinte de la ville c'est-à-dire un peu plus au sud de la place actuelle, il est inclus dans la ville lors de l'édification de la seconde enceinte, comportant notamment la Porte Bannier (première mention en 1221, détruite en 1755) et bientôt désaffecté. Un espace se dessine alors qui tient lieu de Marché au Blé (commercialisation des blés de la Beauce voisine) : c'est le Martroi aux Bleds sous le nom de Place Saint-Sulpice




     Au XVIè siècle, la ville s'étant dotée d'une quatrième enceinte englobant la petite Place Saint-Sulpice, celle-ci est abandonnée (en 1517) et le Marché au Blé reporté plus au Nord, à l'emplacement connu sous le nom de Nouveau Martroi.

     Au XVIIè siècle, la construction d'un  pont sur la Loire en remplacement du pont médiéval devenu vétuste et le percement d'un axe Sud-Nord (nouveau cardo de la ville) qui deviendra  l'ébauche de la Rue Royale, oblige à modifier la place et de l'intégrer dans un projet de Place Royale. De ce projet, seule la Chancellerie témoignera de ce nouveau dessein (1754). La Bourse du Commerce, bâtie sur le même modèle, ne verra le jour qu'un bon siècle plus tard (1863).





     Au XIXè siècle, l'ouverture d'un nouvel axe face à la Gare nouvellement implantée, de la Rue de la République, débouchant sur la place, entraîne la réalisation des deux Rotondes qui l'encadrent dorénavant. Une première statue de Jeanne d'Arc (de à Gois, en 1804) y est édifiée, à l'Est, et remplacée en son centre  par celle équestre de Foyatier, en 1855.




     Durement éprouvée par les bombes et le feu en 1940 et 1944, elle a été rapidement reconstruite à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Traversée par la première ligne de tramway dans sa partie Ouest (en 2000), elle était devenue un lieu piétonnier au cours des années 1987-1988.

Lieu emblématique des manifestations de la ville, un marché des Livres Anciens s'y tient chaque vendredi ainsi qu'un marché animé par les producteurs locaux en soirée.

Documents : 1.La place, côté Ouest; 2.Vestiges de la Porte Bannier, en sous-sol; 3.La rue Royale; 4.La Chancellerie; 5.La rue Bannier, la Rotonde et entrée de la rue de la République.

© jeandler pour le texte et les images

Annexe : plan de Perdoux, 1773 (détail)